Les soft skills: on vous en dit plus !

Des compétences recherchées par les entreprises

Les softs skills, ou compétences douces en français, sont des compétences qui ne dépendent pas d’un savoir ou de connaissances, mais plutôt d’un savoir-être. Ces compétences ne s’apprennent pas à l’école et sont pourtant essentielles à tout métier. Gestion du stress, esprit d’équipe, organisation, capacité d’écoute, adaptabilité et esprit créatif font partie des soft skills les plus recherchées par les recruteurs.

Si les compétences douces font déjà partie intégrante de nombreux métiers : un médecin doit avoir le sens du contact humain, un ingénieur doit savoir travailler en équipe, un vendeur doit communiquer efficacement ; elles sont aujourd’hui de plus en plus reconnues et recherchées par les entreprises. En effet, une étude de monster.com, montre que 85 % des entreprises tiennent désormais compte des soft skills lors du recrutement. De plus, selon un classement du magazine Forbes, les diplômes arrivent désormais seulement à la 9e position parmi les 14 qualités les plus importantes pour trouver un emploi , les soft skills occupant un des premières places du classement.

Pourquoi un tel intérêt pour les soft skills ?

Et bien tout d’abord, avec le développement de nouvelles technologies, les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus en plus changeant. L’institut pour le futur estime ainsi que 85 % des emplois occupés en 2030 n’existent même pas encore . De plus, le savoir et la formation, autrefois discriminants, deviennent de plus en plus accessibles sur Internet. L’enjeu pour les entreprises est donc, à présent, de recruter des employés capables de s’adapter à un environnement changeant, d’innover pour se démarquer de la concurrence et de développer une culture d’entreprise attractive et productive.

 

Un enjeu intégré à l’enseignement supérieur

Le rôle majeur de l’enseignement supérieur est de préparer les étudiants à l’entrée dans la vie active. Les entreprises cherchant de nouvelles compétences, les écoles et universités doivent donc s’adapter à ces nouvelles exigences pour faciliter l’accès de leurs étudiants à l’emploi.

Au-delà de l’accès à l’emploi, il faut également garantir aux étudiants une carrière qui les intéresse et les motive. Or, d’après une étude de Stanford, le facteur qui a le plus d’influence sur les opportunités de carrière est la possession de soft skills et non pas la possession de diplômes.

De nombreuses écoles et universités ont donc d’ores et déjà inclus l’enseignement des soft skills dans leur formation. Cet enseignement se fait à travers des sessions de cours spécialement dédiées ou de manière générique à travers, par exemple, des travaux de groupe ou des présentations. De plus en plus d’établissements proposent également des activités extrascolaires telles que des ateliers, des formations, des conférences ou encore des évènements de networking pour que les étudiants puissent développer leurs compétences douces.

 

Les 15 soft skills à maîtriser en entreprise

1. La résolution de problèmes
« Dans un contexte de changement, les salariés doivent être orientés solution, selon Jérôme Hoarau. Ils doivent être en mesure d’améliorer une situation ». Le World Economic forum parle de résolution de problèmes complexes. De son côté, Julien Bouret parle de « prise de décision » : « Avec quelle décision est-on le plus à l’aise ? Si l’on assume une décision, on aura beaucoup plus de facilité à mener un projet, à emmener des gens avec soi. »

2. La confiance
« C’est à la fois la confiance en soi, pour faire face, mais aussi la confiance aux autres et la confiance en l’avenir », résume Jérôme Hoarau. Pour Julien Bouret, il est indispensable qu’un manager fasse confiance en impliquant ses équipes. « Les gens auront alors le sentiment d’être reconnus, d’avoir de la valeur », ajoute-t-il.

3. L’intelligence émotionnelle
Terme à la mode, l’intelligence émotionnelle ou la gestion des émotions, est le fait de « partir du postulat qu’il est possible de prendre du recul et identifier ses émotions et celles des autres afin de ne plus les subir », explique Julien Bouret.

4. L’empathie
Très liée à la compétence précédente, l’empathie est le fait de « comprendre la réalité de l’autre », pour Jérôme Hoarau et Julien Bouret.

5. La communication
Pour faire passer le message que l’on souhaite faire passer, il faut « être précis, concis, clair », selon Jérôme Hoarau.

6. La gestion du temps
Problème de notre époque, le temps. « On court beaucoup, on a du mal à s’organiser », souligne Julien Bouret. Selon lui, « ce n’est pas au temps de nous gérer, mais à nous de gérer le temps. » Pour cela, il propose de « ne pas multiplier les tâches, ne pas subir le quotidien, et d’identifier les éléments qui font perdre du temps ». En tête, le téléphone portable sur lequel nous passons de plus en plus de temps.

7. La gestion du stress
Julien Bouret insiste : « Il n’y a pas de bon stress, sauf si celui-ci est ponctuel ». « Il n’est pas normal d’être stressé chroniquement, selon le coach. Ça demande de l’énergie, donc ça fatigue. Le cerveau a alors plus de mal à prendre des décisions. Il devient alors plus difficile de travailler, d’être créatif, d’être confiant. »

8. La créativité
« Il s’agit surtout de créer des connections entre les choses, les idées, les gens, affirme Jérôme Hoarau. Cela permet de faire émerger des innovations ».

9. L’esprit d’entreprendre
Pour Jérôme Hoarau, l’esprit d’entreprendre serait en tête de sa liste. « Car il implique d’être proactif, audacieux. C’est être dans une dynamique positive et être orienté solution plutôt que de râler. »

10. L’audace
« Il s’agit de la capacité à oser, selon Julien Bouret. L’audace est le fait de tenter quelque chose de nouveau, proposer des idées nouvelles ».

11. La motivation
« C’est à la fois trouver de la motivation, mais aussi donner de la motivation », précise Julien Bouret. Il faut « s’entraîner à donner un sens à ce que l’on fait,continue-t-il. Comme quand on perd l’envie d’aller courir, mais que finalement on y va parce qu’on voit plus loin, on sait que ça va nous aérer, que c’est bon pour la santé, que c’est important pour surveiller son poids… » Pour se motiver il faut donc « donner un sens au delà de la tâche à effectuer. »

12. Vision, visualisation
Pour Jérôme Hoarau, la vision, c’est « la capacité à voir le chemin pour arriver à l’objectif ». « Il y a une notion de zoom et dézoom pour voir l’ensemble, mais aussi le particulier », poursuit-il. Julien Bouret donne, de son côté, des méthodes pour visualiser les événements et entraîner son cerveau à percevoir les choses.« Visualiser la réunion, les personnes présentes, sa prise de parole en se débarrassant des doutes et des craintes. »

13. La présence
« On passe un temps fou perdu dans nos pensées, ce qui est parfois important, mais il faut savoir être présent physiquement et mentalement », indique Julien Bouret.

14. Le sens du collectif
Jérôme Hoarau site un proverbe africain pour résumer l’idée : « Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. »

15. La curiosité
« Elle permet à la fois d’apprendre de nouvelles choses, mais aussi d’apprendre des autres et de soi », selon Jérôme Hoarau qui tenait à faire figurer également dans sa liste « le fait d’apprendre à apprendre ».

Le réflexe soft skills, les compétence des leaders de demain, Fabrice Mauléon, Julien Bouret et Jérôme Hoarau, Ed. Dunod, 2014

 

 

 

Anthony Blaevoet

Directeur Associé au sein du cabinet de recrutement Human Search.

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